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jefka
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Les mots, mis bout à bout pour s'enquérir des choses de la vie et rester éveillé.
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Par daddy, le 06.11.2009
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Par kaina, le 06.11.2009
donnez moi vos msn svp!
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Par mamie, le 04.11.2009
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Par gaelle, le 29.10.2009
ece qe c vrai parece qe je doi rendre un texte sur ca en histoire...
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Par alexia, le 26.10.2009
votre texte est trop cool!et merci de m'avoir rendue inteligente!...
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Par sabina, le 24.10.2009
je comprend pas pourquoi il y a eu la revolution francaise!...
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Par Anonyme, le 24.10.2009
nul...
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Par Anonyme, le 18.10.2009
leo le meilleur...
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Par jacqueline, le 16.10.2009
bonjour... il y a une petite erreur dans votre blog. le tableau de delacroix (1830)'la peinture la liberté gui...
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Par arouet, le 13.10.2009
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Par lali du bois, le 10.10.2009
sorry, i have* a good note...
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Par Molly, le 04.10.2009
thanks to you, i has a good note...
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Par Molly, le 04.10.2009
très belle analyse.
malheu reusement, ferré que j'adore comme chanteur était un gros connard de macho assumé ...
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Par Anonyme, le 12.09.2009
Le mauvais goût est une manifestation du libre-arbitre dès lors que je choisis volontairement de porter tel ou tel habit sans consciemment me préoccuper de respecter ou non les codes vestimentaires.
C’est un grand homme qui nous a quittés voilà quelques jours. Claude Lévi-Strauss fût et restera un héros et cet héroïsme n’a d’égal que la profonde humilité dont constamment il fît preuve devant l’immensité de son œuvre. Il est entré au cours de sa vie au panthéon de ces illustres éclaireurs qui découvrent et délivrent une vérité jusqu’alors insoupçonnée et pourtant une fois révélée si évidemment accueillie par l’espèce humaine. Il succéda ainsi à Copernic, qui remit le monde à sa place dans cet univers infini malgré les pressions inquisitoires, à Darwin qui remit l’homme à sa place dans l’échelle de la nature contre les avis créationnistes, à Freud qui remit le libre-arbitre à sa place vis-à-vis de cet inconscient qui gouverne pour partie les comportements humains. Claude Lévi-Strauss, philosophe et ethnologue, démontra scientifiquement grâce à l’observation de peuplades encore inconnues, que toutes les civilisations, au-delà des origines, de l’histoire et de la localisation géographique, ont toutes en commun des invariants qui constituent autant de caractéristiques universelles. Avec cet apport, Claude Lévi-Strauss contribua à l’idée de l’égalité entre les hommes. Sa démarche fût d’autant plus héroïque qu’elle se situa au XXème siècle, la période qui fût la plus génocidaire de tous les temps. Claude Lévi-Strauss à lui seul représenta la résistance face à la tourmente et ce que l’homme, par le simple usage de la raison, peut apporter de plus bénéfique à l’humanité.
Le fils prodigue ne sera pas le prince de la Défense. Tout au plus administrera-t-il, comme ses collègues des Hauts-de-Seine, l’Etablissement Public pour l’Aménagement de la Défense (EPAD). Autant dire que le louveteau reste dans la bergerie. Sa présidence de l’établissement est peut-être d’ores et déjà remise à plus tard car le trône en vaut la chandelle. Présider l’EPAD, c’est en effet promouvoir des centaines de milliers d’hectares de terrains auprès d’entreprises de grande taille. Représenter l’EPAD, c’est également la possibilité de tisser des liens particuliers avec les milieux d’affaires qui, même si le financement de la vie politique leur est aujourd’hui interdit, n’en sont pas moins influents sur l’échiquier du pouvoir. Papa Sarkozy le sait très bien, les Hauts-de-Seine sont un bastion important pour mener une carrière politique, il en fait l’expérience et cela lui a plutôt bien réussi. Pourquoi donc priver son rejeton des atouts que peut offrir une fonction présidentielle qui s’estimait seule aux commandes, sans contre-pouvoir. Sauf que la France n’apprécie guère les potentats, la presse encore moins. L’affaire Jean Sarkozy a eu pour le moins le mérite de nous rassurer sur la santé du monde journalistique. La sur-médiatisation du chef de l’Etat laissait en effet à penser que la carte de presse n’était plus qu’un simple morceau de papier, conservé par certains plus par fétichisme que par souci de la vérité. Heureusement il n’en est rien ou presque et c’est tant mieux pour la démocratie. Le Président et ses généraux ont d’ailleurs certainement étaient surpris de la réaction en chaîne des médias provoquée par la promotion programmée du jeune Jean. Désarçonnés, l’exécutif et son appareil politique, après avoir vainement tenté de nous convaincre qu’un étudiant en droit de vingt-trois ans présentait toutes les qualités requises pour gérer le premier centre d’affaires d’Europe, se sont réfugiés derrière une prétendue victimisation dont ils sont l’objet, avec des journalistes comploteurs comme bourreaux. En substance, la position du Président, prêchée par ses plus proches collaborateurs, est aussi la suivante : la France ne va pas mal, ce sont ses journalistes qui l’accablent. Présentés ainsi, les médias seraient donc à l’origine des faits qu’ils commentent. La manœuvre n’est pas nouvelle, s’agissant d’un procédé de déresponsabilisation politique qui a déjà été éprouvé par le passé. C’est aussi et surtout une atteinte à l’intégrité du journalisme qui entache la liberté de la presse. Plus grave encore, cette attitude est symptomatique d’un pouvoir qui vacille et compromet sérieusement la réussite d’un pays.
En 1233, le pape Grégoire IX crée un tribunal ecclésiastique qui officiera pendant plus de cinq siècles et ternira profondément l'histoire d'une religion. Cette nouvelle instance portera le nom d'Inquisition et sera active en France, en Espagne et en Italie jusqu'à la dernière condamnation à mort prononcée en 1781. Par les méthodes qu'elle emploie, la délation et la torture, elle terrorise les villes et les campagnes en persécutant ceux considérés comme déviants vis à vis des préceptes catholiques. Des cathares, des musulmans, des juifs, des luthériens, mais aussi des hommes et des femmes accusés de sorcellerie seront autant de victimes qui entacheront à jamais une religion monothéiste, celle-ci se réclamant de Dieu pour tuer. Pourquoi la papauté, qui revendique la représentation du christianisme, a-t-elle ordonné un tel déchaînement de haine et comment ces actions ont-elle pu s'inscrire durablement dans le temps ?
Il faut comprendre qu'au XIIIième siècle il existe deux types d'Eglise, l'une qui fuit et pardonne, l'autre qui possède et écorche. C'est à cette dernière que Grégoire IX appartient, en prolongeant notamment la réforme grégorienne qui est animée par l'idéal de la théocratie pontificale. L'Inquisition est en quelque sorte l'aboutissement de cette voie réformatrice dont le but est d'amener le pape à représenter la suprématie spirituelle sur le pouvoir temporel. Cette omnipotence ne peut supporter l'hérésie. Le catharisme, qui apparaît essentiellement en France à la fin du XIème siècle, est visé. Les cathares sont dualistes, ne voyant en Dieu aucune responsabilité quant à la marche du monde. Ainsi, les soubassements d'un pouvoir basés sur la représentation d'une entité qui n'est responsable de rien est bien plus diffiçile à légitimer, tout comme le lancement de croisades au nom d'une supposée volonté divine. Le pouvoir papal se sentant menacé par le discours cathare décide alors d'instituer un tribunal à caractère spécial, une Sainte Inquisition qui sera permanente.
L'Inquisition est alors confiée à l'ordre dominicain, la vocation de leur représentant Dominique étant de prêcher contre l'hérésie. Le pape refuse de s'adresser aux Evêques dont la chasse aux hérétiques est ordinairement de leur ressort, encadrés par des tribunaux. Grégoire IX estime en effet que ces dignitaires cléricaux entretiennent des relations trop proches avec la population de leur diocèse, ce qui les conduit à prononcer des admonestations dont la sévérité est insuffisante aux yeux de l'Eglise. Grégoire IX exige le fonctionnement d'un tribunal sans appel, dépendant directement de la papauté et dont les missions sont remises dans les mains d'un ordre qui n'a à répondre de ses actes que devant le pape. L'Inquisition est ainsi la création d'un système usant de méthodes comparables à celles engagées par les pires régimes totalitaires, comme la délation, l'emploi des confessions à titre de dépositions de justice qui s'apparentent plus à des aveux ou à des témoignagnes extorqués, ou encore l'usage de la torture autorisée par le plus haut dignitaire de l'Eglise en 1252.
L'Inquisition sévit jusque dans les plus petits villages, les dominicains occupant le terrain sans contrôle de quiconque relevant d'une autorité à l'endroit où il se rendent. L'Inquisiteur est à la fois confesseur, enquêteur, juge et procureur. Le tribunal ne fait l'objet d'aucun contre-pouvoir, aucun avocat ne pouvant être appelé. Tout juste est-il accordé un droit de défense au prévenu mais il ne peut l'exercer que seul. L'entreprise inquisitoire, en systématisant la dénonciation, est effroyable car elle brise les consciences et les solidarités : tout le monde se méfie de tout le monde, qu'il s'agisse de la famille ou du voisinage. Même les morts ne sont pas épargnés, l'Inquisition pouvant reconnaître comme hérétique des défunts. La dépouille des condamnés par contumace est ainsi exhumée pour ensuite être brûlée. Contre les vivants, l'Inquisition requiert à plusieurs types de peine. La plus absolue est la condamnation à mort, dont le bûcher se généralise après l'élimination des cathares. Le feu est utilisé car il présage l'enfer auquel est voué le supplicié.
D'autres types de sentences furent prononcées par le tribunal, comme les pénitences adressées aux repentis, les obligeant à réaliser des pélérinages qui les contraignaient jusqu'à la fin de leur vie. La discrimination s'imposait également à toux ceux soumis au port d'une croix jaune dans le dos, pour qu'ainsi leur sacrilège soit à jamais marqué sur le corps et qu'ils soient réjetés au banc de la société. L'Inquisition ne s'éxonérait pas non plus d'emprisonner les accusés, pour une durée déterminée en salle commune ou à perpétuité, enchaînés dans un cachot avec comme seule concession la reconnaissance renouvelée de l'Eglise à leur égard, ce qui leur promettait une place au cimetierre une fois morts. Ces sanctions, peines et sentences étaient exposées au peuple comme une technique de dissuasion de toute action ou pensée allant à l'encontre de la religion catholique.
Le catharisme vaincu, l'Inquisition n'en continue pas moins de perdurer. La papauté en effet ne peut pas admettre la véracité de certaines théories scientifiques. Elle s'en prend donc à ses auteurs, comme Giordano Bruno, philosophe et théologien italien du XVIème siècle qui reconnût l'infini et affirma ainsi qu'une quantité innombrable de mondes comme le nôtre existaient. Refusant l'abjuration, il fût brûlé sur la place publique de Rome. L'Espagne n'est pas non plus épargnée par les poursuites inquisitoires qui visent les juifs et les musulmans soupçonnés de ne plus être des chrétiens convertis et de s'adonner de nouveau à leur foi hérétique. Les protestants seront aussi inquiétés par l'Eglise catholique, tout comme bon nombre de femmes accusées d'actes de sorcellerie, dont Jeanne d'Arc brûlée vive suite à une condamnation prononcée par l'Inquisiteur. L'Inquisition suscite également beaucoup d'émules, particulièrement au XVème et XVIème siècle, les pouvoirs publics s'inspirant largement des méthodes et de l'emprise idéologique développée par l'Eglise. Des philosophes sont inquiétés, le puritanisme s'installe, notamment dans l'Amérique coloniale où le procès des sorcières de Salem illustrera la percée inquisitrice dans la communauté civile.
L'Inquisition ne sera jamais abolie, car il s'agit d'une institution qui existe encore aujourd'hui, mais sous un nom différent, soit la Congrégation pour la doctrine de la Foi. Il s'agit d'une espèce de police ecclesiastique, chargée de veiller à l'orthodoxie des publications et de la vie du Clergé. Le cardinal Ratzinger en sera l'un des dirigeants avant de devenir le pape Benoît XVI. Cette congrégation n'a bien-sûr plus les mêmes pouvoirs que ceux dont disposait le Tribunal spécial imaginé par Grégoire IX. Tout juste s'agit-il de condamnation morale vis à vis de personnes qui n'appartiennent pas à l'Eglise. L'Inquisition a laissé des traces profondes dans toutes les sociétés où elle fût exercée. L'Inquisition reposait sur l'aveu et la pénitence. Cette forme d'autocritique sera reprise par des totalitarismes modernes, comme le stalinisme, ou encore le maccarthysme symbolisé par la chasse aux sorcières.
C'est le récit d'un homme dépossédé dont la vie eût un caractère exceptionnel. Dépossession tout d'abord de son individualité lorsque Jan Karski est informé par deux juifs des atrocités nazies commises dans le ghetto de Varsovie, invité par ces mêmes personnes à constater lui-même l'horreur de la situation afin de devenir le messager du peuple juif auprès des Alliés pour que ceux-ci alertés agissent en conséquence contre l'extermination. Dépossession ensuite quand Jan Karski passe du statut de messager à celui de témoin parce que les Etats-Unis n'ont pas agi pour détruire les camps de la mort bien qu'ils aient été avertis de l'ignominie perpétrée dans le cadre de la solution finale. La scène décrite dans le livre de Yannick Haenel où sont réunis le président Roosevelt et Karski dépasse d'ailleurs l'entendement. Jan Karski, après avoir parcouru clandestinement toute une Europe enserrée dans l'étau nazi, accomplit sa mission en révélant au chef des forces armées américaines ce qui à jamais s'est inscrit dans sa mémoire et qui le tiendra éveillé jusqu'à la fin de ses jours. Roosevelt pourtant ne réagit pas, ne s'insurge pas, pire son attitude se teinte d'une certaine indifférence. Le résistant polonais comprend alors que l'extermination des juifs ira à son terme, qu'il s'agira d'un crime non pas contre l'humanité comme l'ont présenté les Alliés lors du procès de Nuremberg pour se dédouaner de toute passivité devant la Soah, mais d'un crime commis par l'humanité. En effet, dans toute entreprise criminelle s'y trouvent des victimes, des auteurs et les autres. L'inaction pour ces derniers bien qu'ils savent et qu'ils disposent des moyens pour agir n'est qu'un aveu de complicité. La politique a prévalu dans l'attitude américaine alors qu'il en allait de la survie de l'humanité. Les Etats-Unis craignaient qu'Hitler expulse tous les juifs d'Europe et qu'ainsi les Alliés seraient contraints par un flux migratoire sans précédent sur une période aussi courte, avec en ligne de mire une probable installation des migrants en Palestine qui inquiétait les Anglais. Il n'était pas question non plus de vexer le camarade Staline qui avait jété son dévolu sur la Pologne, laquelle serait bien plus docile une fois totalement anéantie. Jan Karski, désespéré par toutes ces considérations géopolitiques, décide de se taire, de condamner cette parole qui n'a pas été écoutée alors qu'il la considérait comme le flambeau destiné à sortir le monde des ténèbres. Le devoir de mémoire heureusement le rattrapera quelques années plus tard et ainsi sa vie retrouvera un sens.
La lutte contre l'absentéisme scolaire est une initiative plus que louable, elle est impérative. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il faille mettre en oeuvre tout et n'importe quoi pour sensibiliser les élèves au respect de leur présence à l'école. Le Haut-Commissariat à la jeunesse s'est pourtant lancé dans une action hasardeuse en expérimentant dans quelques établissements la mise en place d'une cagnotte collective destinée à récompenser l'assiduité des lycéens. Martin Hirsch peut bien clamer qu'il ne s'agit pas de rémunérer les jeunes scolarisés parce que la récompense ne sera pas pécuniaire, il s'agit bien d'une forme de rétribution des élèves en contrepartie de leur temps de présence aux cours. La marchandisation de l'école, qui s'est fortement développée ces deux dernières décennies pour les filières post-baccalauréat, franchit un nouveau cap en intéressant les jeunes pour l'obtention d'un avantage autre qu'éducatif. Mais l'instauration d'un système de bonification matérielle dans l'école est pernicieuse à double titre. Premièrement, la démarche est inégalitaire car elle ne tient pas compte des difficultés que chacun peut rencontrer en traitant l'absentéisme comme un caprice de jeunesse et en laissant à penser que la perspective d'un accessit soit suffisante pour l'abolir. Ensuite, l'attention des élèves risque de se détourner vers des considérations d'ordre mercantile, l'appât du gain pouvant contrarié les efforts désintéressés inhérents à l'acquisition d'un savoir. L'école doit donc rester un espace où seule la connaissance est la monnaie d'échange. Ceci n'empêche pas de suivre chaque élève, de comprendre et de se saisir les préoccupations qui sont les siennes lorsqu'il fuit l'enceinte scolaire. Pour cela, les enseignants doivent être entourés, assistés car ils ne sont pas éducateurs. Une école respectueuse et soucieuse du bien-être de chacun exige des moyens. La décision du gouvernement Fillon de supprimer des milliers de postes dans l'éducation nationale ne s'inscrit malheureusement pas dans cette optique.
Il existe dans l’histoire de la philosophie une période présocratique qui correspond aux pensées produites avant que Socrate ne tienne son rôle de philosophe, ce qui illustre l’importance du personnage. Les idées développées par les présocratiques étaient surtout d’ordre physique, exprimées sous une forme poétique ou empruntant le mythe. Par contre, selon Cicéron, « Socrate a fait descendre la philosophie du ciel sur la terre ».
Socrate se distingue également comme un penseur n’ayant fourni aucun écrit, la pensée socratique ayant été retranscrite par d’autres auteurs. Ainsi, il est parfois difficile de distinguer ce qui est purement socratique de ce qui est une interprétation, voire un développement personnel émis par celui qui met en scène Socrate. L’auteur est plus qu’un rapporteur. Aristophane par exemple, poète comique d’Athènes, ne fût jamais très élogieux vis-à-vis de Socrate. Il le railla aisément et lui prêta des allégations qui contribuèrent à la chute du philosophe. A l’inverse Platon, décrivant Socrate dans différents dialogues, participa à la diffusion des thèses de son maître. Au-delà de toute adaptation calculée ou erronée imputable au truchement, ce qui est remarquable chez Socrate concerne la méthode qu’il emploie.
Le philosophe use en effet volontiers de l’ironie et de la dialectique, ce qui consiste à feindre l’ignorance auprès de ses interlocuteurs pour les questionner et les pousser jusque dans leurs derniers retranchements. Socrate se positionne bien plus comme une personne qui cherche les bonnes questions au lieu d’émettre des opinions. Il ne fournit aucune solution toute faite à ses allocutaires mais les invite à trouver eux-mêmes les réponses. Il emploie la maïeutique, dont l’étymologie grecque renvoie à la notion d’accouchement. La méthode consiste ainsi à produire une idée qui soit la résultante d’un débat où l’opinion s’efface devant un constat suite à un examen critique. Sur cette base, Platon élabore la théorie de la réminiscence en prenant pour exemple l’esclave de Ménon, qui malgré sa condition parvient à résoudre un problème de mathématiques. Selon Platon, il s’agit là de la réminiscence d’un savoir oublié car l’aliénation altère profondément les capacités intelligibles. Cette théorie n’en reste pas moins un mythe, Platon y recourant dès lors que la raison n’est pas en mesure d’interpréter un mystère resté impénétrable. Le mythe n’est évidemment pas un savoir mais là n’est pas le plus intéressant. Ce qui importe est de comprendre pourquoi il a fallu recourir à cette approche. Platon explique que la raison ne peut franchir tous les obstacles car l’âme a oublié ce qu’elle contempla dans le monde des Idées avant que d’être emprisonnée dans un corps. Ainsi, selon cette hypothèse et à l’inverse des sophistes qui le précèdent, Socrate estime que la savoir ne pas être transmis de l’extérieur. La vérité est en soi.
L’addition est tombée. Le déficit de l’Etat au titre de l’année 2009 s’élèvera à 140 milliards d’euros, ce qui représente la moitié des dépenses du pays sur une année. Il s’agit là d’une situation inédite car jamais les finances publiques n’avaient atteint des profondeurs si abyssales. La faute à qui : la crise bien évidemment ! Nicolas Sarkozy, assisté de François Fillon son plus proche collaborateur, s’empresse régulièrement de rappeler que la situation est exceptionnelle dès lors que les chiffres de l’économie contredisent ses volontés politiques, ou pour justifier des mesures gouvernementales qui n’en restent pas moins dogmatiques. Le volontarisme du président Sarkozy pour s’afficher comme le héraut de la réglementation destinée à contraindre le capitalisme mondial n’est qu’une image, pire une illusion entretenue à l’échelle internationale. La France est en effet profondément ancrée à droite comme le confirme les réformes engagées depuis le début du régime « sarkozyste ». Le bouclier fiscal par exemple n’est absolument pas remis en cause, ne serait-ce que temporairement durant cette période de disette fiscale. Cette mesure décidée avant la crise financière coûte plusieurs milliards d’euros au bénéfice des contribuables les plus nantis. La majorité actuelle se présente volontiers comme le pourfendeur des niches fiscales, certains parlementaires basculant même dans l’indécence en proposant une taxation des indemnités perçues en cas d’accident de travail, alors qu’elle a voté pour un dispositif d’exemption fiscale. Ce bouclier permettrait même aux plus fortunés d’échapper aux impôts futurs qui seraient décidés pour résorber le déficit de l’Etat. C’est le serpent qui se mord la queue, mais le venin ne tue pas la bête, bien au contraire. La solidarité nationale mise en exergue par l’Elysée semble bien ne pas être l’affaire de tous. La hausse du forfait hospitalier et la taxe carbone pour ne citer qu’elles sont autant de poids supplémentaires qui touchent les classes moyennes et accablent les foyers les plus modestes. Mais la droite française reste campée sur ses positions en privilégiant l’investissement, avec au passage la fin programmée de la taxe professionnelle sans aucune visibilité quant aux modalités de compensation de cette baisse de rentrée fiscale. Les collectivités locales ont du souci à se faire, elles qui sont déjà égratignées par l’opinion au sujet de la hausse des impôts locaux pourtant nécessaire pour couvrir une décentralisation voulue par l’Etat mais qu’il ne finance pas. L’entreprise est certes en difficulté, la faute aux vilains banquiers dit-on, et il convient de la soutenir. Mais encore faut-il, d’une part que ses clients aient les moyens de consommer ses produits ou services, d’autre part qu’elle satisfasse à une certaine éthique. La baisse de la TVA dans la restauration démontre bien que les bonnes intentions s’estompent parfois bien vite une fois le gâteau obtenu. Mais de cela on parle très peu, la communication présidentielle préférant se concentrer sur le bonus des traders, dont l’immoralité de certaines pratiques est incontestable, mais qui ne représente qu’un épiphénomène dans le système financier mondial. Ne fallait-il pas plutôt s’attaquer à un secteur qui ne connaît plus la crise, qui paradoxalement est celui des marchés financiers. En effet, le CAC40, indice phare et représentatif de la santé de la Bourse, a retrouvé ses plus belles couleurs et la défiance généralisée des acteurs financiers n’est plus qu’un vague souvenir. Une taxation des mouvements boursiers serait équitable, en rééquilibrant l’imposition entre les salaires et le capital, et constituerait une mesure symbolique forte en direction des ménages. On ne gère certes pas un pays avec des symboles mais une réforme emblématique vectrice de justice fiscale emporte l’adhésion du plus grand nombre et rétablit ainsi la confiance. Mais la droite sur ce terrain s’enferme dans le dogme. Il ne faut pas taxer les marchés boursiers car dit-on, ils contribuent au financement de l’économie. Très bien, mais alors que la Bourse poursuit sereinement une nouvelle ascension, pourquoi donc les entreprises françaises, et plus particulièrement les PME, ont elles autant de mal à disposer aujourd’hui de liquidités. La crise démontre qu’il s’agit là d’un argument fallacieux. L’argent ne s’évapore pas, il change seulement de main. A charge pour l’Etat d’établir une répartition juste pour éviter que certaines poches soient trop pleines au détriment d’autres. Une taxe sur les flux financiers, qui représentent chaque jour des sommes considérables, participerait à cette équité. Au lieu de cela, le président Sarkozy manque d’audace, jusqu’à se confondre dans le lancement d’un emprunt national appelant les français à la solidarité nationale, comme si ceux-ci ne payaient pas déjà suffisamment. Cette levée de fonds serait destinée à financer notamment des investissements nationaux à grande échelle pour relancer la machine économique, et non à combler les trous du budget national. Il est permis d’en douter car Nicolas Sarkozy nous a déjà habitués à plus d’une volte-face. Cette manne financière arrivera surtout à point nommé pour couvrir d’éventuels déséquilibres budgétaires jusque 2012, histoire pour notre Président de ne pas perdre la face et de tenir jusqu’à la prochaine campagne présidentielle.