Publié le 28/03/2009 à 12:00 par jefka
Le vivant se compose d’organes, de cellules, de mécanismes physiologiques qui forment un tout en une seule unité constitutive de l’être vivant. La biologie est chargée de comprendre le fonctionnement de cet organisme et non d’en trouver la raison. La finalité n'est pas une démarche biologique mais philosophique. Il existe cependant un déterminisme qui fait que chaque espèce vivante est ce qu’elle est. L’oiseau par exemple présente toutes les fonctionnalités requises pour voler et ce qui le caractérise en tant qu’être volant. Ce sont ainsi les moyens qui déterminent la finalité. Mais pourquoi vole-t-il au juste ? La biologie n’y répond pas car elle se charge de comprendre comment et non d’expliquer pourquoi.
Publié le 27/03/2009 à 12:00 par jefka
Ne regardons pas derrière. Les souvenirs heureux dressent la mélancolie et les actes manqués nourrissent les remords. Mon histoire fait ce que je suis à présent et je n’ai pas à y réfléchir, un point c’est tout !
Publié le 27/03/2009 à 12:00 par jefka
L’acte en soi n’est pas mauvais. Le mal est juste affaire de jugement. Cela lui vaut une dimension à géométrie variable selon la culture, jusqu’à ce qu’il devienne universel par le droit dès lors que le mal n’est plus supportable par au moins la majorité.
Publié le 27/03/2009 à 12:00 par jefka
J’existe à travers autrui car sans autre je ne pourrais m’entendre dire je, et la relation que j’entretiens avec cet autre est également une expression de moi-même. Ce qui n’empêche pas la comédie !
Publié le 19/03/2009 à 12:00 par jefka

Le désir est un manque. Je désire ce que je ne possède pas. Mais cette sensation de manque a-t-elle une portée uniforme quelque soit la nature de l’objet désiré ? Sous-entendu, le désir inassouvi et qualifié de frustration produit-il les mêmes effets sur toute conscience insatisfaite, lui conférant ainsi un caractère universel ? Si oui, le bonheur qui anime toute personne ne consisterait-il pas à refuser tout désir afin de se prévenir contre toute privation ?
Pour tenter une réponse face à ces interrogations, il convient je pense d’identifier une graduation du désir en fonction de l’objet convoité. Sur un premier niveau sont distinguées les appétences résultant de notre état naturel. La faim, la soif, la sécurité, la reproduction s’y trouveraient ainsi répertoriées. Non satisfaits lorsque le besoin s’en fait sentir, ces états conduisent chacun la nature humaine vers la même issue : la fin.
Viennent ensuite les besoins exogènes liés à notre appartenance à une civilisation. L’homme est en effet un animal social introduit dans un matérialisme sociétal exigeant, ce qui induit des situations de manque qu’il convient de combler pour se maintenir dans la normalité. Travailler, se déplacer, s’instruire sont autant de préceptes culturels qui, comme la nature, exigent un minimum de satiété pour se soustraire à toute marginalité.
Enfin, une fois l’appétit instinctif et social satisfaits, naît le superflu. Le désir à ce niveau n’est plus l’expression d’une contrainte à satisfaire mais le souhait d’une conscience. Je désire ce que je n’ai pas, même si je peux très bien physiologiquement et socialement vivre sans. Il n’empêche que le superflu est nécessaire parce qu’il est source de plaisir une fois le désir qu’il fait naître comblé. Le superflu est également générateur de frustration car non satisfait, il empoisonne l’existence. Mais contrairement aux besoins physiologiques et culturels, la prédominance du superflu est maîtrisable pour l’homme car c’est à lui d’en définir les limites, tout du moins en partie. Le superflu est en effet également influençable par autrui. Je désire ce que les autres désirent car par la-même c’est la reconnaissance de soi par ceux qui m’entourent qui bien souvent est en jeu.
Publié le 18/03/2009 à 12:00 par jefka

La position papale concernant l’emploi du préservatif est dorénavant claire suite à la réponse donnée par Benoit XVI en voyage officiel sur le continent africain. En effet, le pape considère que l’utilisation de condom n’est pas une solution pour contrer l’avancée du SIDA, voire que sa consommation est de nature à déresponsabiliser ceux et celles qui en font usage dans leurs pratiques sexuelles. Cette opinion défendue par le plus haut représentant de l’Eglise est absurde. Il est vrai que Benoit XVI n’en est plus à une ineptie près, après la calamiteuse réintégration de la frange intégriste dans le girond catholique, ou encore l’excommunication prononcée par le Vatican vis-à-vis d’une enfant brésilienne, de sa famille et des médecins qui ont pratiqué un avortement sur la jeune fille compte tenu que la grossesse résultait d’un viol. Sauf qu’il s’agit cette fois-ci d’une affirmation touchant la santé publique mondiale. Le Sida frappe chaque année des millions de personnes sur le sol africain, les Etats concernés ne disposant pas forcément des moyens suffisants pour mener des campagnes de prévention comme celles existantes dans les pays riches, ce qui induit une écoute attentive du discours pontifical par la population africaine. La doctrine défendue par Benoit XVI produit donc directement ses effets sur ses auditeurs bien qu’elle soit totalement déphasée par rapport au contexte actuel. Il ne s’agit certainement pas d’une méconnaissance du Saint-Père vis-à-vis des dangers de la maladie. Benoit XVI exploite la dangerosité que représente aujourd’hui une sexualité libérée ou non contrôlée pour conforter un dogme archaïque. Il s’agit pour le souverain pontife de promouvoir la morale séculaire défendue par l’Eglise prônant la fidélité et l’abstinence, qui certes préservent de tout risque de contamination du Sida, mais dont l’application outrancière est par nature liberticide. Le pape agit ainsi en politicien en présentant la foi catholique comme le rempart contre l’épidémie, de façon à accroître l’influence de l’Eglise et par conséquent intensifier le pouvoir qui est le sien. Cette démarche n’en est pas moins dangereuse car elle dépouille la lutte contre le Sida de sa meilleure arme, et ainsi se trouve être une attaque à l’encontre d’une préoccupation universelle de l’être humain qui est la sécurité de sa personne. Cette attitude n’est certes pas présentable devant une Cour comme tout crime ou délit, mais elle n’en reste pas moins constitutive d’un déni d’humanité condamnable éthiquement.
Publié le 17/03/2009 à 12:00 par jefka

La religion et la philosophie sont par nature antinomiques. La première consiste à croire en une vérité alors que la seconde recommande la raison pour découvrir le vrai. Il n’est donc pas aisé d’être à la fois pratiquant de Dieu et s’inscrire par ailleurs dans une démarche philosophique. Augustin s’y essaie entre le IVème et Vème siècle de notre ère, participant ainsi à un courant de pensée qui prit son origine chez les grecs et chemine vers la théologie. Le christianisme s’est installé et avec lui le monothéisme, rompant avec la multiplicité divine de la mythologie, s’accorde avec certaines théories antiques. L’époque se tourne vers le néoplatonisme, le monde des Idées étant repris sous un angle libérateur. Il est décrit comme le lieu où se tient la divination suprême prête à accueillir l’âme humaine lorsque celle-ci, grâce à l’esprit, se sera libérée de cette enveloppe corporelle qui l’emprisonne. La matière en effet contient l’homme sous des aspects qu’il n’a pas choisi, et cette matière appelle le mouvement dont l’homme n’est pas maître.
La conversion au divin n’est pas chose facile. La vie d’Augustin illustre les difficultés pour trouver une voie dite salutaire. Sa jeunesse fût toute consacrée aux plaisirs corporels motivés par des passions débauchées. Puis la foi s’est installée jusqu’à ce qu’Augustin soit totalement converti. Il se plonge alors dans la réflexion chrétienne, pour au final remettre en cause les dogmes religieux de son époque. Il estime en effet que la doctrine officielle est entachée d’erreurs qui menacent l’intégrité de la pensée catholique. Il conteste notamment le manichéisme. Selon lui, le monde n’est pas dualiste. Le bien et le mal ne sont pas dissemblables mais contenus dans chaque chose, certes à des degrés différents. Là où le bien donc Dieu n’est pas omniscient, le mal a toutes ses chances pour se développer. L’homme peut ainsi être gagné par le mal s’il se détourne du bien, en s’adonnant à toutes sortes de plaisirs. Il s’agit ici d’une question de choix, comme Augustin le pratiqua lui-même. Découvrir et se tourner vers Dieu n’est donc pas la manifestation d’une soumission prédisposant au salut, mais un acte délibéré, volontaire.
Augustin se démarque également de l’observation d’Aristote et de l’idéalisme platonicien qui tous deux tendent à orienter l’esprit humain vers le monde extérieur. Augustin préconise au contraire de guider la raison vers une entreprise introspective car selon lui, Dieu se trouve dans tout homme. La philosophie, qui est un acte employant la réflexion, doit par conséquent nous permettre d’aller à la rencontrer du divin. Elle offre à tout penseur un point d’ancrage métaphysique, un aspect immuable de sa personne qui ne souffrira d’aucun renversement d’ordre passionnel ou de dommage corporel. Pour Augustin, il faut croire pour comprendre et ainsi espérer raisonnablement le salut.
Publié le 11/03/2009 à 12:00 par jefka

Les suppressions de poste annoncées par Total bien que ce groupe ait dégagé en 2008 un bénéfice astronomique de plusieurs milliards d’euros est symptomatique de l’irresponsabilité d’une partie du patronat. L’entreprise n’est pas uniquement un centre de profits. Elle joue également un rôle social en réunissant en son sein des hommes et des femmes unis dans la réalisation d’un projet commun. Pour cela, il est impératif de trouver un point d’équilibre entre les intérêts financiers des détenteurs du capital et les aspirations des salariés. En période d’embellie économique, le consensus est plus aisé car la croissance tire les besoins en ressources humaines. Par contre, en situation de crise, les divergences de vue entre les agents économiques sont exacerbées. Qu’une entreprise en très grande difficulté présente des suppressions de poste, voire des licenciements, est compréhensible à condition que toutes les solutions de sortie de crise aient été étudiées, et ce même si la facture sociale est toujours douloureuse. A l’inverse, il est scandaleux qu’une société en pleine santé financière mise sur des plans générant une réduction de ses effectifs car sa motivation ne peut être qu’un accroissement des résultats et donc de la rentabilité du capital investi. Ce déséquilibre est outrageant pour tous ceux qui quotidiennement sont au service de ce type d’établissement et qui aspirent à le demeurer. Dans ce cas de figure, les pouvoirs publics ont un rôle à assumer, au-delà de simples condamnations orales. Ils ont par exemple la capacité de demander le remboursement des aides publiques allouées à des sociétés qui dans leur comportement font preuve d’incivisme. A l’inverse, les entrepreneurs se montrant magnanimes dans le contexte actuel vis-à-vis de leurs salariés doivent être soutenus plus activement par l’Etat. Il s’agit de considérer plus justement tous ceux qui à la tête d’une équipe luttent chaque jour pour préserver l’unité du groupe. Laissons donc de côté ces monstres froids que sont certains mastodontes comme Total dont les seules motivations portent sur le niveau des dividendes à distribuer et l’affichage d’un cours de bourse élogieux.
Publié le 10/03/2009 à 12:00 par jefka

« Le peu que je sais, c’est à mon ignorance que je le dois. »
Sacha Guitry
Le savoir est le contraire de l’ignorance. Je suis ignorant lorsque je ne sais pas. Inversement, le sachant se démarque de l’ignorant. Et pourtant, Sacha Guitry puise dans ces deux concepts par nature antinomiques une complémentarité au bénéfice du savoir. Qu’est-ce qui donc justifie cette association constructive entre l’inculture et la connaissance ? La prise de conscience par l’individu de ses capacités et donc de ses limites, puis ensuite la volonté de celui-ci d’élargir son champ de compétences. Je suis conscient de ne pas maîtriser tel domaine, de ne rien connaître à telle matière et ainsi je décide de ne pas en rester là. En effet, cette situation m’est inconfortable, car ne connaissant pas je ne puis rien gouverner. Je réagis donc contre la passivité qui conforte l’ignorance, en décidant par un acte volontaire d’agir. J’entre dans un état actif par l’entremise de l’apprentissage et de l’expérience. Une fois cette démarche initiée, un champ d’investigation infini s’ouvre devant moi car la connaissance à l’échelle d’une personne est incommensurable. Il m’est certainement impossible de tout connaître mais je m’en satisfais car l’objectif de mon entreprise n’est pas l’exhaustivité. Il s’agit simplement de grandir et peu importe quelle sera la taille qui en résultera.
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par jefka