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jefka
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Les mots, mis bout à bout pour s'enquérir des choses de la vie et rester éveillé.
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Blog Journal intime
Date de création :
11.05.2008
Dernière mise à jour :
20.12.2009

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dans cette analyse sommaire et dans le comportement de l'être humain à travers son espace socioculturel, je me
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L'essence ou l'existence ?

Publié le 01/11/2008 à 12:00 par jefka
L'essence ou l'existence ?
L'essence précède-t-elle l'existence, auquel cas nous ne serions pas maître de notre destinée ? Quelque chose d'intemporel et d'infini existe et notre sensibilité s'en acquiert. Mais le propre de la philosophie n'est pas d'en rester là. Il faut comprendre grâce à ses expériences et agir selon ses connaissances.

Le retour d’une économie administrée en France

Publié le 24/10/2008 à 12:00 par jefka
Le retour d’une économie administrée en France
L’annonce faite par Nicolas Sarkozy concernant son plan de relance de l’économie française n’est pas faite pour rassurer les générations futures. D’un autre côté, celles-ci n’ont guère les moyens de s’en plaindre aujourd’hui. En effet, notre Président propose la création d’un fonds destiné à soutenir les entreprises en difficulté. Cette mesure nécessiterait un financement d’une centaine de milliards d’euros. Nous ne sommes plus me direz-vous à quelques sommes astronomiques près, tant la crise a pris des dimensions stratosphériques ces derniers temps. Ce qui est surprenant, c’est que d’un côté les marchés financiers s’effondrent, réduisant comme peau de chagrin les capitalisations boursières, et de l’autre l’Etat français soutient dans des proportions gigantesques un capitalisme à bout de souffle. Comment est-ce possible ? Nicolas Sarkozy serait-il devenu prestidigitateur après s’être essayé à l’illusionnisme en début de mandat ? Non, rien de tout cela, aucun tour de magie mais simplement le recours à l’endettement public. Il s’agit même, selon l’expression résumée du gouvernement, d’un investissement sur l’avenir. L’Etat français empruntera pour ensuite souscrire au capital des entreprises en difficulté, disposant ainsi d’actions ou de parts constituant des actifs censés compenser la dette souscrite par les pouvoirs publics. En conséquence, l’Etat français entrera également dans les conseils d’administration de ces sociétés sous perfusion. Autant dire que nous ne serons plus très loin d’une économie administrée. Ce système sera-t-il suffisamment performant pour redresser des activités en souffrance et permettre aux contribuables, car il s’agit bien de l’argent public, de percevoir des dividendes en compensation des lourdes charges financières liées à un endettement croissant ? L’expérience du passé n’est pas faite pour nous rassurer, l’Etat ne s’étant jamais montré très bon gestionnaire. Espérons que le plan de relance soit effectivement un investissement porteur sur l’avenir et non uniquement un pari perdu dont les effets pèseront sur nos enfants.

La cacophonie européenne face à la crise financière

Publié le 04/10/2008 à 12:00 par jefka
La cacophonie européenne face à la crise financière
C'est en situation de crise que l'unité d'une organisation s'y trouvant confrontée se jauge et s'apprécie, entre la force d'un groupe et la fragilité d'une association. En ce qui concerne l'Europe politique, les réactions face aux mesures envisagées pour sauvegarder l'équilibre du système financier démontre que l'Union Européenne n'est pas encore mûre pour s'élever d'une seule voix.
D'un côté, la France se dit prête à garantir la pérennité des banques en employant notamment la nationalisation. De l'autre côté, les allemands refusent toute mesure interventionniste de l'appareil politique pour renflouer les caisses d'établissements irresponsables. Berlin n'envisage pas de leur signer un chèque en blanc. Au centre, les anglais voient d'un très mauvail oeil que la City, qui n'est autre que la plus grande place financière du Vieux Continent, soit soumise à des contraintes régulatrices. Le marché a peut-être péché mais de là le priver de sa liberté, il y a une frontière que les Britannniques ne sont pas prêts de franchir.
Pendant ce temps, l'Etat irlandais, préférant le pragmatisme au dogmatisme, n'hésite pas à garantir la totalité des engagements de ses banques même si la facture totale, en cas d'effondrement complet de son système financier, serait deux fois supérieure à ses moyens.
Tout cela ressemble fort bien à une cacophonie qui ne présage rien de bon pour l'avenir. Nicolas Sarkozy parviendrait-il à convaincre les uns et les autres d'adopter ensembles une démarche commune ? Espérons-le mais on peut en douter, car il lui est déjà bien diffiçile d'accorder les violons au sein de son gouvernement. Pour preuve, sur un sujet aussi sensible que le déficit budgétaire, les deux personnages les plus proches du chef de l'Etat, soient le premier ministre et le conseiller spécial du Président, annonce chacun dans la même journée une vision radicalement différente. En matière de cohésion gouvernementale, les français méritent mieux. A moins que cela ne soit purement et simplement le reflet d'une insconstance au plus haut sommet de l'Etat.

La France, nouvel eldorado du capitalisme mondial ?

Publié le 01/10/2008 à 12:00 par jefka
La France, nouvel eldorado du capitalisme mondial ?
Après avoir considéré que nous avions le meilleur dispositif de protection de santé du monde, que notre système éducatif était loin d’être le plus mauvais au sein des principaux pays industrialisés, voici maintenant l’appareil bancaire français qui est vanté par tous nos chers responsables politiques pour sa dynamique vertueuse en matière de contrôles. Les épargnants français peuvent donc être rassurés, la faillite ne passera pas dans nos établissements franco-français, bien qu’entre-temps l’Etat ait du recapitaliser Dexia, il est vrai société franco-belge. Les puissants argentiers affirmaient pourtant que les frontières européennes seraient tout du moins hermétiques aux effets directs des crédits subprime.
La France serait-elle donc devenue un eldorado pour un capitalisme qui a besoin de reprendre son souffle ? Un havre de paix où sans risque les précieuses mannes financières disséminées à travers la planète trouveraient refuge chez nous ? Bien-sûr que non, tout cela est complément irréaliste et les banques françaises, comme toutes les autres, subissent les contrecoups d’un marché interbancaire aux abois, où les coûts de refinancement ont explosé, ce qui restreint d’autant leurs marges de manœuvre pour redynamiser le crédit.
Une chose est certaine, celui qui titre le plus grand profit de la situation est à n’en pas douter notre Président. La crise financière est une aubaine, car elle est mondiale. Le gouvernement d’ailleurs ne s’y est pas trompé, en affirmant jusqu’à l’envie que les mauvais résultats de l’économie française, dont la progression du chômage au mois d’août, est bien évidemment le fait de la mondialisation. Le cynisme est même poussé jusqu’à son comble lorsque nos décideurs certifient que sans les mesures prises par l’équipe de Nicolas Sarkozy depuis le début de son mandat, la situation serait bien plus préoccupante. Ce qui bien évidemment est parfaitement indémontrable. Il ne s’agit là que de politique politicienne, et sous couvert des inquiétudes liées à l’ébranlement de la finance internationale, le pouvoir en place a beau jeu d’en appeler aujourd’hui à l’unité nationale.

La schizophrénie de Sarkozy

Publié le 27/09/2008 à 12:00 par jefka
La schizophrénie de Sarkozy
Nicolas Sarkozy nous a fait cette semaine, lors de son discours prononcé à Toulon, l'éloge de l'interventionnisme d'Etat. Après s'être livré à un réquisitoire contre le marché et ses dérives en l'absence de toute régulation, il s'est promis qu'aucun citoyen ne perdrait un euro de dépôt en cas de faillite d'une banque française. Ce qui en soi ne constitue pas une mesure d'une grande nouveauté car les pouvoirs publics garantissent déjà l'épargne de la clientèle en cas de sinisitre, pour un montant maximal de soixante-dix mille euros par compte. Autant dire qu'il s'agit là d'un effet d'annonce qui ne concerne guère que les hauts-revenus, au cas où ils auraient l'idée saugrenue de placer leur argent ailleurs que dans un établissement national.
Le président est donc devenu le chantre de la social-démocratie, condamnant le libéralisme dont il était un adepte il n'y pas si longtemps de cela.
Le président est devenu très critique à l'encontre du sytème américain vis à vis duquel il exprimait une certaine symphatie, voire admiration il n'y a pas si longtemps de cela.
Le président insiste sur la necessité de mener une politique volontariste, alors qu'il en écartait toute perspective compte tenu de l'assèchement des caisses de l'Etat il n'y pas si longtemps de cela.
Le président, encore lui, concède que l'économie française est tributaire des autres et qu'en conséquence les prévisions d'activité seront mauvaises, alors qu'il exhortait ses troupes à aller chercher la croissance avec les dents il n'y a pas si longtemps de cela.
Tant d'affirmations et de promesses d'un jour contredites le lendemain nous donnent le tournis. D'un point de vue pathologique, cela ressemble fort à de la schizophrénie. Sous un angle politique, il semblerait bien qu'il s'agisse d'un aveu d'impuissance compensé par quelques relents populistes.

Bush, responsable de la crise financière ?

Publié le 26/09/2008 à 12:00 par jefka
Bush, responsable de la crise financière ?
Quels sont les deux points communs entre un propriétaire américain qui ne l’est plus aujourd’hui et un haut dirigeant de la finance mondiale ? En premier lieu, ils sont tous deux acteurs de cette crise financière sans précédent depuis le krach de 1929 et qui sévit actuellement outre-Atlantique. Bien évidement leur responsabilité n’est pas la même. L’américain est devenu propriétaire alors qu’il n’en avait pas les moyens, mais les banquiers l’ont persuadé du contraire. Quoi de plus normal dans ce cas que d’accepter ce que l’on vous propose, surtout lorsqu’il s’agit de l’acquisition d’une résidence principale. Par contre, les établissements de crédit avaient certainement conscience des risques qu’ils prenaient, compte tenu de leur ingéniosité pour développer des produits complexes destinés à se débarrasser de ces risques, tout en encaissant au passage de précieuses commissions. Ce qui leur permit d’ailleurs d’engranger de copieux bénéfices dont profitèrent aisément les actionnaires du monde entier, notamment les fonds de pension finançant les retraites californiennes. La mondialisation aidante, les risques se sont dispersés à travers la planète, jusqu’à ce plus personne ne connaisse leur importance et surtout qui les supportait. Il n’en fallait pas plus pour que la défiance s’installe entre les différents acteurs financiers et grippe un système dont la loi du marché apparaissait comme inébranlable.
Le deuxième point commun est que tous deux devront, en qualité de contribuable, financer le plan de reprise du Trésor américain censé sauver ces établissements qui ont profité allègrement de la dérégulation au cours des dix dernières années. Sept cent milliards de dollars sont annoncés pour éviter la banqueroute de la finance américaine. Sept cent milliards de dollars pour dédouaner l’administration Bush et la Réserve Fédérale de leur laxisme vis à vis du monde des affaires. Sept cent milliards de dollars ponctionnés à des individus, dont certains se sont vus entre-temps saisir leur maison, sans qu’il soit établi que l’énormité de la somme soit suffisante pour panser les plaies d’un capitalisme bien éprouvé. Les temps sont ainsi devenus incertains et la crise financière qui, selon les propos des plus éminents économistes relayés par le politique, était derrière nous, n’en finit plus d’être présente pour une durée indéterminée. Les certitudes s’effondrent aujourd’hui hormis un point qui ne peut plus souffrir du moindre doute : George W. Bush est bien l’un des plus mauvais président que les Etats-Unis aient porté à sa tête.

La laïcité, ni positive, ni négative

Publié le 20/09/2008 à 12:00 par jefka
La laïcité, ni positive, ni négative
La laïcité positive est une ineptie. Elle consiste à présenter le fait religieux comme constitutif de notre identité politique et citoyenne. Cette conception est totalement dénuée de sens à propos du pacte républicain qui nous unit et que nos Pères ont si durement acquis, ce qui en fait également une proposition révoltante. La République n'est concevable que par les citoyens et pour les citoyens, sans qu'aucune croyance personnelle ne vienne interférer son mode de fonctionnement. La foi est somme toute subjective et ne peut ainsi être garante de l'équité d'une société, ni représenter la synthèse d'un modèle universel compte tenu de la multiplicité des religions.
La laïcité n'a pas à être positive, ni négative d'ailleurs. Un esprit républicain versant dans un anticléricalisme primaire ne conduirait qu'à des excès nuisant aux libertés individuelles. Le culte est un droit pour tout individu qui en exprime le besoin, mais son exercice ne doit pas dépasser la sphère religieuse. Il n'est donc pas question d'interdire toutre association religieuse ou spirituelle, ni de renier un héritage historique fondamentalement empreint de catholicisme. Tout comme le citoyen n'a pas à se préoccuper du fléchissement croissant du nombre de fidèles de l'Eglise catholique. Il est donc inconvenant que le plus haut représentant de la République française ait pu faire la promotion d'une religion lors de la visite papale.

Le Parti Socialiste inquiète

Publié le 18/09/2008 à 12:00 par jefka
Le Parti Socialiste inquiète
Ségolène Royal a découvert les vertus du froid en remisant au frigidaire sa candidature au poste de premier secrétaire du parti socialiste. Pendant ce temps, Bertrand Delanoë et François Hollande deviennent véritablement amis, alors que Montebourg et Moscovici, si proches un temps donné, n’ont pas déjeuné ensembles à la Rochelle. Mais ces deux derniers semblent s’être réconciliés depuis sur un plateau de télévision. Martine Aubry, quant à elle, peine à annoncer sa candidature, préférant un discours axé sur le collectif, bien qu’il ne fasse aucun doute qu’elle soit convaincue elle-même d’être la mieux placée pour un destin présidentiel. Elle crée même la surprise en s’affichant ouvertement vers une alliance avec Laurent Fabius, au grand dam de Pierre Mauroy qui y voit le spectre d’un isolement. Julien Dray, également sur les rangs au poste de direction de son parti, pratique le silence radio. Enfin, Strauss-Kahn est le grand absent médiatique de ces grandes manœuvres mais il est plus que probable qu’il ne reste pas inactif dans l’ombre de son bureau du FMI.
Que faut-il donc penser de tous ces procédés qui semblent n’intéresser que le parti socialiste, encore que les militants se font de plus en plus critiques. Est-ce le signe d’une organisation résolument démocratique dont chaque courant est libre de s’exprimer et ainsi prétendre aux plus hautes fonctions ? Ou le symptôme d’un parti gangréné par ses divisions et dont l’unité n’est qu’une façade pour que chacun puisse malgré tout exister politiquement ? Une chose est certaine, la société française a besoin d’une opposition digne de ce nom car à défaut, ce sont les extrêmes qui profiteront de cette place laissée vacante.

Xavier Darcos risque le revers de la médaille

Publié le 16/09/2008 à 12:00 par jefka
Xavier Darcos risque le revers de la médaille
Ridicule. Voici le terme qui me vient immédiatement à l'esprit pour qualifier le projet du Ministre de l'éducation nationale de remettre une médaille aux élèves ayant obtenu leur baccalauréat avec mention. Ridicule, et passéiste également. Il s'agit d'une mesure anachronique à l'heure où les nouvelles technologies sont entrées dans les écoles et où les jeunes s'orientent de plus en plus vers un monde « internétisé ». Le décalage est abyssal et inquiétant de la part de Xavier Darcos qui représente un ministère par nature orienté vers l'avenir. Il ne manque plus que le ministre poursuit sa crise nostalgique d’une époque que l'on croyait révolue en imposant la blouse et pourquoi pas la fin de la mixité dans les classes.
L'école républicaine doit avant tout être construite sur le principe de l'égalité des chances pour que la méritocratie s'exprime ensuite dans la vie active et non se satisfasse de symboles désuets. Les futurs bacheliers ont plus besoin d'une vision prometteuse de l'avenir s'ils s'en donnent la peine, qu'ils soient assurés que le fruit de leurs efforts ne sera pas sans effet sur un marché du travail qui reste toujours septique à leur égard. Pour cela il faut des moyens, de façon à ce que l'école soit ainsi unanimement reconnue comme le lieu d'une formation gratifiante et opérationnelle. Il n'est pas certain que cette conception soit compatible avec les suppressions de poste décidées dernièrement.

Le pape Benoît XVI ne mérite pas autant d'égards

Publié le 13/09/2008 à 12:00 par jefka
Le pape Benoît XVI ne mérite pas autant d'égards
Quelles sont les différences entre Benoît XVI et le Dalaï-lama ? Le premier est le haut dignitaire de l'Eglise catholique tandis que le second est la représentation spirituelle de la pensée boudhiste. Le premier est considéré comme un chef d'Etat tandis que le second est le symbôle d'un peuple martyrisé. Le premier est le porte-parole de valeurs qui alimentent le conservatisme ambiant, s'insurgeant contre le divorce et l'avortement, exhortant ses fidèles à préférer la prière à la discussion. Le second n'a que faire des choix personnels mais propose une vision du monde axée sur la sagesse et la compassion. Le premier est reçu pompeusement avec tous les égards de la République lors de sa visite en France. Le second est reparti de notre sol sans qu'aucune considération officielle ne lui ait été accordée, tout juste reçu dans un petit bureau du Sénat par des politiques qui s'étaient donnés la peine de l'écouter.