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jefka
Description du blog :
Les mots, mis bout à bout pour s'enquérir des choses de la vie et rester éveillé.
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Blog Journal intime
Date de création :
11.05.2008
Dernière mise à jour :
20.12.2009

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dans cette analyse sommaire et dans le comportement de l'être humain à travers son espace socioculturel, je me
Par PITTA, le 08.05.2013

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Par GHISLAIN, le 05.05.2013

belle analyse mais pas très développer à mon gout.
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je suis un inconditionnel de monsieur ferré, étonnant je m'entraîne en la chantant et compte la mettre sur you
Par vigoureux, le 06.04.2013

merci c'etais pour notre exposéhttp:// fh(-@.centerbl og.net
Par rtf, le 25.03.2013

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Le pouvoir législatif en France : l'Assemblée et le Sénat

Le pouvoir législatif en France : l'Assemblée et le Sénat

Le pouvoir législatif consiste à discuter et à voter les lois. Il est représenté par deux assemblées, le Sénat où se réunissent les sénateurs élus au suffrage universel indirect (soit par les représentants des conseils municipaux, les députés, les conseillers généraux et régionaux), et l’Assemblée nationale où siègent les députés, élus par le peuple au suffrage universel direct. Pour qu’une loi soit adoptée, la majorité des élus présents en séance doit être requise dans chacune des assemblées lors du votre du texte proposé, le premier vote étant réalisé par l’Assemblée nationale. Si le Sénat refuse le vote des députés, ceux-ci réexaminent le texte puis procèdent à un nouveau vote, qui une nouvelle fois est proposé aux sénateurs. Ces échanges entre les deux instances sont dénommés « navette parlementaire ». En cas de désaccord maintenu ente les deux Parlements, le gouvernement (pourvoir exécutif) a la capacité d’accorder aux députés le choix du texte définitif. Contrairement au Sénat, l’Assemblée nationale a la possibilité de voter une motion de censure qui, si elle recueille la majorité absolue des voix des députés, entraîne la destitution du gouvernement. Une autre différence concerne la possibilité pour le Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale. La dernière en date fût celle décidée à la surprise générale par Jacques Chirac en 1997 et dont le résultat ne lui fût guère favorable. Les deux assemblées peuvent également être réunies en congrès à Versailles, dans deux types de situation. La première concerne le vote d’un texte induisant un changement constitutionnel lorsque le Président de la République préfère la voie parlementaire au référendum appelant le peuple à voter. La deuxième occasion est plus récente, suite à la révision de la Constitution initiée par Nicolas Sarkozy, et qui consiste entre autres à laisser au chef de l’Etat la faculté de s’exprimer devant les députés et sénateurs. Cette intervention présidentielle devant les deux chambres réunies n’est cependant soumise à aucun vote des parlementaires, ni à un débat contradictoire en présence du chef de l’Etat. En cas de décès du Président de la République, la fonction présidentielle est occupée temporairement par le président du Sénat, jusqu’à ce qu’un nouveau scrutin soit organisé. Cette situation s’est produite en 1969, Georges Pompidou succombant à la maladie durant son mandat. Il fût ainsi remplacé par Alain Poher, du 28 avril au 20 juin 1969.

La justice, première des vertus

Publié le 02/07/2009 à 17:08 par jefka Tags : justice liberte vertu courage tempérance prudence loi juste
La justice, première des vertus

La justice est intrinsèquement bonne, contrairement aux autres vertus cardinales que sont la prudence, la tempérance et le courage. Ces dernières sont en effet vertueuses à condition qu’elles portent sur un objet pour lequel la morale est respectée. L’emploi du courage par exemple, se résumant à dépasser ses peurs pour la réalisation d’une action illicite perd toute valeur. Il serait indécent de reconnaître positivement un criminel parce que celui-ci a agi exceptionnellement en mettant sa vie en péril. La justice est donc dans l’absolu une vertu, qui ajoute à des qualités une dimension respectable. La justice s’associe également avec toute humanité, même si l’injustice ne conduit pas systématiquement à la barbarie. Et elle vaut par son caractère universel car la justice doit éviter tout utilitarisme. La justice en effet ne peut pas être au service de quelques-uns. Elle se viderait de sa substance. La justice peut ainsi être représentée comme une conjonction de la loi qui gouverne un corps politique et l’égalité des membres de ce corps. Ces deux notions, la loi et l’égalité, doivent donc être indissociables pour que la légalité soit effectivement légitime sous l’angle de la moralité. Une loi peut en effet être injuste dès lors qu’elle prive certaines personnes de droits qu’elle accorde par ailleurs à d’autres. La loi dans ce cas ne serait que privilège, l’égalité entre les hommes étant alors rompue. L’égalitarisme dans la législation est nécessaire mais il est préférable qu’il concerne les sujets au lie de se concentrer sur les biens. A défaut, la loi serait liberticide. De quel droit en effet pourrais-je priver un individu plus méritant qu’un autre de ce qu’il lui revient par la force de son travail. Ce qui importe donc est que chacun dispose des moyens adéquats à ses envies et ses intérêts, sans entraver la marche des autres, et dont l’exploitation ne nuit pas à la collectivité.

Le courage contre la pesanteur du quotidien

Publié le 01/07/2009 à 16:24 par jefka Tags : vaillance courage peur quotidien angoisse
Le courage contre la pesanteur du quotidien

Le courage est ce qu’il est, soit une vertu, lorsqu’il se présente comme le moteur d’un acte dont la réalisation dépasse la peur, que son objet n’enfreint pas la morale et porte un caractère désintéressé. En effet, point de peur, point de comportement courageux. Sans conséquence source de risque pour ce qui me concerne, la position adoptée, qu’elle soit active ou passive, n’est qu’un accomplissement ordinaire sans relief particulier, qui n’engage pas significativement les conditions d’existence. Concernant l’objet, si ce dernier s’inscrit dans l’immoralité, le courage perd sa valeur positive. Comment en effet reconnaître à un criminel, même s’il a mis sa vie en jeu pour atteindre son but, le moindre mérite. Quant au caractère désintéressé, agir par opposition pour des intérêts strictement personnels est de l’ordre de l’égoïsme. Le courage n’est cependant pas conditionné par l’héroïsme. Je peux être courageux chaque jour en ne succombant pas aux charmes de la paresse. Cette attitude est tout aussi désintéressée même si elle ne concerne que moi, car ne rien faire représente un confort pour ma personne, que ce soit physiquement ou sous un abord intellectuel, donc participe à satisfaire des intérêts égoïstes. Prendre sa vie en main, dans le respect de la loi et de l’éthique, suppose d’aller également à l’encontre d’angoisses quant à un avenir incertain ou de lutter contre des peurs sociales. La légèreté de l’être s’acquiert au prix d’efforts continuels face à la pesanteur du quotidien.

La tempérance, condition sine qua non pour la liberté

Publié le 01/07/2009 à 10:14 par jefka Tags : tempérance philosophie anorexie addiction désir boulimie

La tempérance est une vertu qui permet de conserver toute liberté face au désir. A défaut d’attitude tempérée, le désir est une course en avant vers l’insatiabilité. L’homme qui ne se raisonne pas face à ses envies, qui ne sait pas trouver de juste mesure devant ses appétits, se condamne soit à désirer toujours plus, bien au-delà de ce qu’il lui est possible d’obtenir, soit à s’épuiser dans la boulimie ou se perdre dans l’addiction. A l’inverse, l’absence de tempérance peut conduire également à l’anorexie, à un assèchement d’une joie de vivre. Il n’est plus possible dès lors dans ces conditions de disposer librement de cette faculté que représente le choix.

Entre objectivité et subjectivité, la personne

Publié le 30/06/2009 à 14:00 par jefka

La raison appelle à l’objectivité bien qu’elle soit soumise à cet abysse de subjectivités qu’est le corps. Celui-ci est en effet le représentant de ces biais si personnels que sont notre éducation, notre culture, nos expériences, nos capacités perceptives, dont les profondeurs nous sont inconnues et qui pourtant sont si déterminants dans nos conclusions.

Le chant des partisans - Vidéo Youtube

Publié le 27/06/2009 à 09:00 par jefka

Vidéo Youtube

Diderot, ou la philosophie enchanteresse

Publié le 27/06/2009 à 08:54 par jefka Tags : diderot encyclopédie alembert philosophie siècle lumières
Diderot, ou la philosophie enchanteresse

Diderot participa au développement de cet esprit libérateur qui donna au XVIIIe siècle le qualificatif de Lumières. Il y contribua sur le fond mais également sur la forme. Les philosophes à cette époque considéraient l’accroissement de la connaissance comme un vecteur d’émancipation pour l’homme face à l’obscurantisme et une aide pour apprécier la justesse suffisante quant à l’exercice de la morale. Diderot, en tant que chef d’orchestre d’une production littéraire aussi dense et volumineuse que l’Encyclopédie, matérialisa avec cette œuvre cette volonté intellectuelle et généreuse d’éclairer les masses populaires. Pour la première fois, un auteur s’attache en effet à consigner toutes les techniques de l’activité humaine qui n’étaient alors transmises qu’oralement et localement. L’Encyclopédie est également une présentation des progrès accomplis par une partie du genre humain et démontre ainsi que l’homme est animé par une énergie visant l’amélioration de sa condition, à s’affranchir des contraintes de la nature. Le style de Diderot est tout aussi singulier. Il se plaît en effet à enchanter son lecteur en usant volontiers de la métaphore et du merveilleux. Selon lui, la philosophie ne doit pas être une forteresse construite de concepts et de systèmes inaccessibles aux profanes. La raison n’est le privilège de personne mais la propriété de chacun. La pensée ne doit pas être un univers aride jusqu’à devenir un désert où toute conception du vivant ou de l’inconnu s’y égarerait. Diderot préfère au contraire baliser un chemin intellectuel à la disposition de tout promeneur s’hasardant sur des sentiers spirituels qui dernièrement lui étaient encore interdits. Sur le fond, Diderot défend essentiellement deux idées. La première concerne l’athéisme. Contrairement à Voltaire et à Rousseau, il ne croit ni à l’existence d’une entité transcendante, architecte de ce monde qui est le nôtre, ni à la présence d’un quelconque être suprême. L’homme est seul et il se doit d’avoir pleinement conscience de cette solitude pour gagner sa vie. Face à une église qui vit ses dernières heures de toute puissance absolue, ce discours est dissident. Il s’évite cependant de sérieux ennuis en ne publiant pas de son vivant bon nombre de ses réflexions. Diderot est ainsi un auteur qui s’est dévoilé totalement après sa mort, jusqu’à la moitié du XXe siècle. Le deuxième thème que développe Diderot est la conséquence du premier, à savoir la souveraineté de la matière dans la nature. Le philosophe est atomiste. Il conçoit le vivant comme un assemblage temporaire d’atomes, le corps en étant le contenant physique dont l’issue est une dissociation de ce qui le compose une fois la mort venue. Ce corps est donc la condition et la preuve de l’existence, ce qui lui vaut un degré d’importance hautement plus élevé que celui accordé à l’âme. La pensée d’ailleurs n’est possible qu’à condition de saisir ce qui vient de l’extérieur. Toute intelligence et raisonnement s’appuie en amont sur la perception par nos sens de ce qui nous entoure. Et cette lecture sensuelle est rendue possible parce que la matière omniprésente est dotée de sensibilité, ce qui est convenu en ce qui concerne les êtres vivants, mais particulièrement déroutant au sujet des choses inanimées. Diderot suppose en effet que la pierre par exemple, tout comme l’animal, est vivante, mais cette vie est immobile, annihilée. A défaut d’une sensibilité universelle de la nature, donc de la matière car Dieu n’existe pas, il nous serait selon lui impossible de prendre conscience de ce qui nous entoure. Diderot dépasse même tout enfermement matérialiste en ce qui concerne l’éthique et l’esthétique. En effet, quel sens donné à la morale ou à toute définition de la beauté si tout est à considérer comme un amas de particules. Diderot répond simplement que la nature n’est pas que sensible, elle régit également les relations entre les choses et les êtres qui la constituent, tout en s’offrant en spectacle à celui ou celle qui se donne le temps de la contempler.

Le remaniement ministériel tourne au ballet gouvernemental

Le remaniement ministériel tourne au ballet gouvernemental

Il convient dans un premier temps de rappeler le contexte du remaniement ministériel. Il s’agissait officiellement de combler les départs de Rachida Dati et Michel Barnier compte tenu de leur élection au parlement européen. Sauf que pour l’ex-Garde des Sceaux, l’occasion était trop belle pour Nicolas Sarkozy de se séparer d’elle. Elle était contestée de toute part, notamment en raison d’un déficit d’image lié à ses goûts ostentatoires pour le luxe. Elle a cru bien faire en pratiquant une communication proche de celle qu’adopta le Président en début de mandat, lequel se plaisait ouvertement dans la médiatisation people de la politique. Sauf que le chef de l’Etat s’est ravisé bien vite face à la montée de la critique, ce que ne fît pas Mme Dati. Le remaniement était donc censé être l’application du principe de non-cumul des mandats. Ce qui a particulièrement gêné Nicolas Sarkozy suite à l’élection de Brice Hortefeux au poste de député européen. Il est vrai que le succès de ce dernier était inattendu. Il n’empêche que M. Hortefeux reste dans le gouvernement Fillon, en y étant en quelque sorte promu car c’est en tant que ministre de l’Intérieur que dorénavant il y officiera. C’est un ministère dont il rêvait et son vœu a été exaucé. Il ne siègera donc pas à Strasbourg alors que l’UMP avait pris lors de la campagne européenne l’engagement suivant : « les candidats de la Majorité Présidentielle s’engagent à être présents au parlement européen à Strasbourg ». L’UMP avait peut-être oublié de préciser que Brice Hortefeux, ami de plus de trente ans du Président, n’était pas concerné par cet engagement. Concernant la nouvelle équipe gouvernementale, il est évident que l’ouverture est terminée au sujet des nouveaux entrants. On note en effet l’arrivée de Christian Estrosi, fidèle parmi les fidèles de Sarkozy, au poste de ministre de l’industrie. Ce monsieur est tout à fait en phase avec le Président car il s’est souvent illustré sur le thème de la sécurité, thème cher à l’Elysée lorsqu’une campagne électorale s’annonce. Estrosi, en tant que maire de Nice, avait notamment proposé l’installation de portiques de sécurité à l’entrée des écoles primaires. Il est également à l’origine du projet de loi pénal sur les bandes organisés, soit la reconnaissance d’une responsabilité collective du seul fait de l’appartenance à un groupe. Il surfe donc tout à fait sur la vague présidentielle du tout répressif, et en conséquence il obtient son billet d’entrée au gouvernement. Vient ensuite Pierre Lellouche, également proche de Sarkozy, choisi pour être secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Lellouche s’est surtout dernièrement illustré en tant qu’ardent défenseur du retour de la France dans l’OTAN. Il avait également vivement soutenu l’intervention américaine en Irak en 2003. Sa nomination aux affaires européennes confirme donc la dimension atlantiste, caractérisée par l’influence plus qu'importante de l’état-major américain, que souhaite donner Nicolas Sarkozy à la politique de défense en Europe. Puis vient de Michelle Alliot Marie qui bénéficie d’un avancement en devenant ministre d’Etat. A ce titre, qu’est-ce qu’un ministre d’Etat et surtout à quoi cela sert-il ? Dans les faits à presque rien. En effet, le titre de “ministre d’Etat” est purement honorifique, destiné à une personnalité politique qui se démarque. Il s’agit essentiellement d’honorer un ministre qui dirige un grand parti, ou qui est au-dessus de tout clivage politique (comme André Malraux par exemple qui fût ministre d’Etat). En termes de protocole, le ministre d’Etat vient s’insérer entre le premier ministre et les autres ministres. Alors, pourquoi autant d’honneurs attribués à Mme Alliot-Marie pourtant guère appréciée par le Président ? S’agit-il d’un mystère politique ? Ou encore d’un calcul ayant pour horizon les élections régionales de 2010 ? Toujours pas en reste, Nicolas Sarkozy a nommé deux sénateurs au poste de ministre, avec la particularité que chacun soit président de groupe au sein du Sénat. Il s’agit d’Henri de Raincourt, président du groupe UMP, et Michel Mercier, président du groupe centriste. Ces nominations s'inscrivent tout à fait dans le schéma de présidentialisation du régime construit par le chef de l'Etat, en intégrant dans le pouvoir exécutif deux personnes d’influence du pouvoir législatif. Qu’en est-il du cumul des mandats, alors que le remaniement était présenté comme l’application du principe de non-cumul ? Et l’équilibre du pouvoir dans tout cela ? N’est-ce pas un moyen de mettre au pas une assemblée qui par le passé s’est montrée peut-être un peu trop vindicative à l'encontre du Président et de sa majorité ? Remarquons également que Michel Mercier est un proche de François Bayrou, lequel doit se retrouver encore un peu plus seul aujourd’hui. Mais qui s’en plaindra ! Pour continuer dans le ballet gouvernemental, notons principalement le transfert de Xavier Darcos de l’éducation nationale au ministère du travail. Lui qui eût tant de mal à discuter avec les syndicats lycéens, ce qu’il lui valut d’ailleurs d’être sacrifié lorsque l'Elysée lui demanda de remiser son projet de réforme des lycées, devra faire preuve de bien plus d'habileté qu'on ne lui prête lorsqu’il trouvera sur sa route les syndicats professionnels. A noter également la sortie de Christine Boutin, elle qui pourtant représente la droite catholique et conservatrice dont les voix sont si profitables à Sarkozy. Les futures présidentielles sont certainement trop éloignées pour se contraindre à la supporter encore un peu plus longtemps dans le gouvernement. Exit également Bernard Laporte, qui cette fois-ci prend celle de sortie. Sa participation au gouvernement fût totalement inexistante, entre présider des inaugurations de piscine et déclarer publiquement qu’il n’était pas le père de l’enfant de Rachida Dati. La nomination de Laporte ne fût simplement qu’un coup médiatique sans suite. En sera-t-il de même concernant la nomination de Frédéric Mitterrand en tant que ministre de la culture ? Ce dernier ne s’est d’ores et déjà pas embarrassé du protocole en annonçant lui-même sa nomination ministérielle. Nicolas Sarkozy réussit cependant l’exploit, il faut bien lui reconnaître, d’associer à sa politique un nom prestigieux de l’histoire socialiste. La comparaison s’arrête là car Frédéric Mitterrand ne s’est jamais déclaré ouvertement de gauche même s’il était, selon ses propos, en perpétuelle admiration devant son oncle président. Ce qui ne l'a pas empêché de soutenir Chirac lors des présidentielles de 1995. On attend avec impatience le moment où Frédéric Mitterrand devra rentrer dans les rangs sarkozyens, notamment en reprenant à son compte la loi sur le téléchargement illégal vidée de sa substance après l'avis du Conseil constitutionnel, ce qui insupporte particulièrement le chef de l'Etat. Sera-t-il toujours user de sa liberté de parole ? Pour conclure, le remaniement ministériel est un non-évènement. Comme d’ailleurs ceux à venir, dont le prochain sera certainement juste après les élections régionales de 2010. Non-évènement car que reste-t-il aujourd’hui comme prérogative aux membres du gouvernement, son chef en tête. Les ministres sont depuis 2007 devenus surtout des portes paroles de l’action élyséenne concernant leur secteur respectif. Le seul fait d'importance est la fin du secrétariat d’Etat aux droits de l’homme précédemment occupée par Rama Yade, laquelle se voit retoquée aux sports. Et pourtant, le candidat Sarkozy avait promis pendant la campagne présidentielle d’être le président des droits de l’homme. Deux années de présidence, une visite de Kadhafi reçu en grande pompe à Paris et les intérêts économiques représentés par la Chine auront eu raison de cette promesse de campagne.

Voltaire, ou la philosophie engagée

Voltaire, ou la philosophie engagée

Très jeune Voltaire s’illustre par ses talents d’expression littéraire. L’enfant d’une dizaine d’années est déjà capable d’employer la langue française avec toutes les subtilités qui la caractérise. Sûr de ses capacités, il devient un homme ambitieux. La fortune et la gloire l’intéressent, mais elles l’obligent à se démarquer. Le style qu’il emploie dans ses écrits y participe. Il est provocant, frondeur, ironique et à la fois si utile pour toute prise de conscience. Car Voltaire souhaite également libérer l’homme de ses chaînes séculaires qui l’embastillent dans un état de soumission au profit d’autorités despotiques et dogmatiques. Sont visées la religion et l’absolutisme. La critique n’est certes par un exercice nouveau, d’autres avant Voltaire s’y sont essayés. Mais l’ironie dont use allègrement ce dernier, pratiquée sous une forme claire et directe, ajoute à son œuvre un caractère comique qui attire l’attention du public et suscite des réactions contestatrices. Voltaire sera en effet une figure majeure de ce siècle dit des Lumières, parcouru par bon nombres d’auteurs et d’intellectuels pourfendeurs de l’obscurantisme moyenâgeux. La Révolution française sera d’ailleurs la tempête succédant à ce vent contestataire. Voltaire fût-il le premier penseur à s’engager si ouvertement et publiquement ? Evidemment non. Lui précédèrent des penseurs illustres qui usèrent de leur raison avec honnêteté et sincérité afin de bousculer les illusions et les préjugés. Socrate par exemple fût de ceux-là, en questionnant avec insistance chaque puissant rencontré sur le contenu de son prétendu savoir des choses et des faits. Voltaire renouvelle donc une pratique ancienne de la philosophie, celle consistant à la positionner au cœur d’une réflexion dont la portée influence l’avenir de la cité. Ainsi, même si Voltaire n’a construit aucun système de pensée, il n’en fût pas moins philosophe dans sa façon d’agir, en mettant à la disposition des autres le fruit de ses raisonnements éclairés. La philosophie n’est pas uniquement une activité de l’esprit qui se complait dans quelques concepts inaccessibles à tout à chacun, voire contradictoires les uns par rapport aux autres. Elle est également un combat pour abattre les opinions préconçues. La philosophie, en éprouvant notre capacité d’interprétation de ce que se présente devant nous, remet en cause des habitudes, des accoutumances, jusqu’à parfois servir la justice. A ce titre, Voltaire se battît à la fin de sa vie pour la réhabilitation d’un homme, Jean Colas, condamné pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. Le tribunal s’était prononcé contre l’accusé uniquement parce qu’il était protestant. Un homme fût ainsi jugé non pas sur ce qu’il avait fait, mais selon ce qu’il était. Cette démarche dite de justice ne pouvait que pousser tout esprit philosophe à l’action, libre à lui ensuite d’en définir le mode d’expression. L’action volontariste contre toute forme d’oppression sclérosant la liberté de conscience doit être le cheval de bataille des philosophes, tel est en substance le message de Voltaire. Il prédisait d’ailleurs qu’une fois l’individu libéré de ses chaines, les philosophes s’effaceraient. Cette prédiction ne s’est pas accomplie pour l’instant. En effet, l’émergence de nouveaux fanatismes, tant religieux que politiques, nous enseigne que la philosophie conserve aujourd’hui encore toute son utilité pour protéger l’homme de passions et de tentations qui ne sauraient être qu’une négation de l’humanité.

La politesse, passage obligé vers l’éthique

Publié le 25/06/2009 à 22:16 par jefka Tags : politesse éthique morale éducation
La politesse, passage obligé vers l’éthique

La politesse n’est pas indispensable pour caractériser la vertu. Un homme peut tout à la fois être honnête et malpoli. Et inversement, la malhonnêteté n’empêche pas la politesse. La politesse n’en est pas moins nécessaire en ce qui concerne l’éducation. L’homme naît en effet sans morale. Le nourrisson n’a aucune idée du bien et du mal et ne peut concevoir la portée de ses actes. L’éducation consiste à lui faire comprendre ce qu’il ne peut pas faire, et non ce qu’il ne doit pas faire. La politesse s’inscrit donc dans cet apprentissage qui consiste à orienter le jeune enfant dans ses agissements sur la base de ce qui est admis conventionnellement. Ainsi, la politesse enseignée consiste avant tout à produire une attitude mimétique communément permise. Elle n’en reste pas moins un point de passage obligée pour la construction d’une éthique personnelle. Comment en effet fonder ses propres règles de comportement concourant au respect de tous sans s’être essayé à agir convenablement selon les usages relationnels prescrits. La politesse est indispensable aux jeunes enfants pour se construire une voie d’intégration dans la société dont, une fois adulte, il ne doit pas uniquement s’en satisfaire car sinon elle serait réduite à n’être plus qu’un artifice.